Stockman & Cie... la suite !
Vous avez tous constaté comme moi qu’en matière de chines il y a parfois des hasards stupéfiants qui mettent sur votre chemin en plusieurs exemplaires et en peu de temps quelque chose que vous avez cherché durant des mois voire des années sans trouver... C’est ainsi qu’un TROISIEME mannequin est entré dans ma maison !!! Un vrai Stockman plus ancien encore que la svelte silhouette de la décharge, à la toile noire et à la silhouette caractéristique de la fin du XIXe siècle, le ventre creusé, la taille très fine, inspirée de celle de l'impératrice Eugénie...
Je vous présente Adélaïde...

L’histoire des mannequins est passionnante et étroitement liée à celle des vêtements féminins. Saviez-vous que les premiers mannequins étaient en osier, puis en fil de fer et enfin en carton cousu, molletonné et recouvert de tissu. C’est à un tailleur pour dame, Alexis Lavigne, inventeur du mètre ruban et d’une école de couture qui existe toujours sous le nom d’Esmod, que l’on doit cette invention qui va révolutionner le monde de la couture et ensuite l’industrie du vêtement lorsqu’interviendra un de ses anciens élèves, Frédéric Stockman, qui fera passer la fabrication des mannequins d'un stade artisanal à industriel en les standardisant. Mannequins hommes et femmes sont numérotés, le chiffre correspond à la moitié du tour de poitrine, pour les enfants, le chiffre fait référence à l’âge. Si en 1865, M.Lavigne vendait une cinquantaine de bustes par an, en 1900, plus de 30 000 sont écoulés dont la majorité porte la signature Stockman...
Si vous voulez en savoir plus sur cette réussite exemplaire, lisez cet article passionnant...
(Merci à Peggy de “La malle ô bidulles” chez qui j’avais trouvé ce lien.)

Sur cette belle silhouette, un autre de mes cols, en organdi brodé et dentelle de Valenciennes fermé par un bouton en métal ancien orné d’une fleur de fuchsia, un long sautoir en rocaille de jais début XXe donné par ma belle-mère et un chapelet en nacre chiné. C’est la reine Victoria qui lança la mode des bijoux de deuil en jais, cette matière fossile proche du charbon composée à 70-75% de carbone pur dont la dureté permet le polissage. Il y avait des mines de jais ou “jayet” en France et toute une industrie, notamment en Ariège, qui déclinera avec différents facteurs, entre autres la perte des coutumes de deuil et la concurrence de nouveaux matériaux: le verre teinté de Bohême, la galalithe puis le plastique... Le jais était utilisé pour des bijoux ainsi que de nombreuses parures et plus couramment pour les boutons jusqu’en 1930.

Adelaïde veille sur le palier de repos de l’escalier à côté d’un miroir. Une fine guirlande de roses drapée sur celui-ci accentue le romantisme de l’ensemble ainsi qu’une bourse en toile de soie brodée doublée de moire rose chinée récemment à Tarbes, d’une fraîcheur exceptionnelle et dont le rapprochement avec le mannequin s’est imposé comme une évidence...Un plaisir chaque fois que nous empruntons l'escalier...


Dès 1890 les pieds tournés en chapelet des mannequins destinés à être posés au sol (une succession de boules, voir la publicité en début du post précédent, les deux mannequins de droite ont un pied en chapelet) commencent à laisser place au pied en balustre qui est devenu et resté depuis, le standard...

Un jour, peut-être trouverai-je un Stockman enfant, ou un buste de comptoir idéal pour présenter encore un de mes cols ou encore un de ces fabuleux mannequins prolongés par une jupe d’acier tels que celui de droite sur la photo ci-dessous...
http://littleemmaenglishhome.blogspot.com
Les prénoms que j'ai donnés à mes mannequins n'ont pas été choisis au hasard,
ce sont des prénoms usités dans ma famille fin XIXe et début XXe siècle !
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Stockman & Cie...
Edit de 21h30: Il semble que certaines de mes photos soient floutées, je ne sais pas pourquoi, chez moi, elles s'affichent normalement. J'en suis désolée et essaie d'y remédier le plus vite possible...

Publicité parue dans La mode Parisienne de 1894
Un rêve de mannequin ancien, un concours de circonstances inouïes, souvenez-vous (c’était là) et mon rêve commençait à prendre forme...
Très peu de temps après sur un vide-grenier, j’ai trouvé un autre mannequin, plus récent, à la silhouette plus massive, la toile assez abimée, mais je n’ai pas résisté à son tout petit prix (35 euros) et c’est ainsi que depuis quelques temps, un couple s’est invité dans ma salle à manger...
Je vous présente Valentine et Anatole...


Toiles dépoussiérées, piétements repeints en “Off-black” de F&B, il arborent fièrement un grand col de dentelle pour l’une et un faux-col bien amidonné parfaitement à sa taille (tour de cou 38) pour l’autre. L’occasion de vous montrer quelques chines ... Le col, en dentelle d’Irlande incrusté de broderies sur tulle, l’un de mes préférés dans ma collection, est fermé par un bouton en émail peint à la main récemment chiné...


Elle porte en pendentifs trois médaillons chinés avec des photos de famille, les deux noirs sont des médaillons de deuil Napoléon III. C’est la reine Victoria qui avait lancé cette mode à la suite du décès de son époux. Le médaillon pouvait renfermer un portrait peint ou une mèche de cheveux...
Mon père en communiant, mon arrière grand-mère maternelle bébé et sa fille, jeune femme...

Faux-col fermé par un bouton de nacre grise chiné en 2009, bagues de serrage en laiton et en aluminium...
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Inattendue autant qu’inespérée, une chine généreuse...
Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de chine et pourtant j’ai chiné tous ces mois passés, manque de temps ou d’envie, je n’ai pas fait de “retour de chine”... Mais là, c’est une chine tout à fait étonnante que je vais vous montrer, étonnante par ses circonstances et par son contenu généreux, enfin je trouve...
Le lundi de Pâques , il y avait un vide-grenier dans les environs, avec les vêtements, jouets et divers plastiques qui sont désormais plus courants que les objets sortis des greniers. Néanmoins un stand était tenu par une dame qui d’après ce que j’ai compris vidait la maison de sa maman partie en maison de retraite et elle était loin d’avoir tout amené ce jour-là. Je lui ai acheté pour 1 euro cette petite cloche à la poignée ouverte sous laquelle sont venues se poser deux de mes plumes en papier...

Echange de téléphone, rendez-vous pris et deux jours après, nous voilà partis monsieur Rose & Gris, une amie de chine et moi, chiner à domicile... C’était à la fois très amusant et excitant, car il y avait des cartons partout, et à première vue pas grand chose d’intéressant. Pourtant, j’ai fini par dénicher quelques trésors, trésors à mes yeux évidemment, tout est relatif ! D’un premier tri j’avais sélectionné cela...

Un cartel d’horloge joliment travaillé avec un gentilhomme contant fleurette à sa belle laquelle détourne pudiquement la tête, un premier petit porte-chapeau (j’ai trouvé le deuxième plus tard), 4 fleurs de lys en métal blanc, enfin blanc une fois nettoyées car elles étaient plutôt noires d’oxydation et surtout...18 serviettes de table monogrammées de belle taille ! Elles étaient très tachées, piquées, jaunies et je ne savais pas si j’arriverais à en récupérer quelques unes d’utilisables, au pire les monogrammes de fort jolie facture seraient eux récupérables... Après un double lavage à 95°, je peux dire que j’ai eu raison de les prendre surtout que la dame m’a fait le lot à ...3 euros ! quelques unes nécessitent encore un traitement contre la rouille, et deux sont irrémédiablement tachées, mais qu’importe!

Dans un deuxième temps, nous avons trouvé d’autres choses qui m’intéressaient fort, même si certaines étaient dans le même état que les serviettes de table...Regardez plutôt...

Un très vieux livre pour enfant de 1869, “Les petits hommes” de Louis Ratisbonne (homme de lettres français 1827-1900, auteur d’une traduction en vers de “La Divine Comédie”, de nombreux ouvrages pour les enfants, il fut l’exécuteur testamentaire d’Alfred de Vigny, une stèle à sa mémoire se trouve au jardin du Luxembourg, la connais-tu Françoise ?) je vous montrerai plus tard les adorables vignettes en noir et blanc illustrant les historiettes très morales de ce livre pour lesquelles j'ai pris ce livre car la reliure est assez délabrée...Un numéro de Lisette passablement abimé de 1922, deux documents notariés de 1843, 1866 et une facture pour de l’huile de 1869...


De la mercerie, il y en avait en quantité mais je n’ai pris que ce qui me semblait sortir de l’ordinaire et de fait, je n’avais jamais vu de galons et dentelles telles que ceux que j’ai choisis, le tout posé sur un coupon de cretonne imprimée de mûres, feuilles, fruits et fleurs...

Les cartonnettes ne sont pas celles d’origine, car les métrages ne correspondent absolument pas, pas plus me semble-t-il que l’inscription “rayonne” qui désigne à partir de 1934 une fibre artificielle qui n’a plus rien à voir avec la viscose d’origine végétale en fibres de bois inventée en 1884 en Isère par un français, le comte Hilaire de Chardonnet ...En tout cas , les petites étiquettes sont sympas et je pourrais les scanner pour les réutiliser...

Trois guimpes en tulle brodé, ce tulle ancien doux si délicat qui n’a pas grand chose à voir avec le tulle actuel piquant et désagréable à toucher... La guimpe est depuis le XIIe siècle selon le dictionnaire de l’Académie française (1986) une pièce de toile blanche, couvrant le cou et encadrant le visage, dont le port est devenu traditionnel dans le costume de certains ordres religieux. Par extension, ce nom a été donné au plastron qui couvre le décolleté, il pouvait être brodé ou plissé, parfois montant haut sur le cou ou comme ici ras de cou. (J’avais déjà eu l’occasion d’en chiner une en tulle aussi, sans broderie mais avec un col et deux petites baleines pour maintenir le col droit...)
Une pièce récupérée certainement du bord d’une culotte ancienne vu le sens du monogramme, avec une incrustation de tulle brodée sur une fine batiste...

Des pièces festonnées qui vont par paire, dont j’ignore la destination, peut-être des bas de manches ? Saurez-vous me dire ce que c’est ? Très foncées lorsque je les ai trouvées, j’ai été enchantée de les ressortir de la machine bien blanches...

Et enfin, un grand drap en lin avec un jour assez simple mais au magnifique monogramme fleuri ...

Si je vous dis que j’ai dépensé en tout 20 euros, me croirez-vous ? et pourtant c’est le cas, vous imaginez mon plaisir avec cette chine imprévue en pleine semaine...
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Haranbeltz ...
En faisant du tri dans mes photos, je me suis rendue compte que je ne vous avais pas parlé d’un lieu extraordinaire visité l’été dernier. Au printemps 2011 nous avions saisi au vol quelques images de l’émission “Des racines et des ailes” sur ce lieu, la chapelle Saint-Nicolas d’ Haranbeltz(ou Harambels ) et nous étions promis d’aller la voir, ce que nous avons fait cet été... Je vous emmène donc en Basse-Navarre, sur la commune d’Ostabat-Asme...

Avant de vous montrer l’intérieur de la chapelle dont vous voyez ci dessus le profil très caractéristique avec son clocher trinitaire et son abri de sonneur adossé en bois, il faut que je vous raconte un peu l’histoire de ce lieu, à la croisée de trois des quatre chemins de Saint-Jacques de Compostelle, et dont l’originalité réside en son appartenance à quatre familles, descendantes des communautés de donats, ces frères et sœurs hospitaliers qu’on retrouve dans toute la France médiévale mais qui ont survécu jusqu’à la Révolution au pays basque. Les donats étaient des laïcs qui avaient néanmoins prononcé des vœux, de chasteté, consistant à ne pas se remarier en cas de veuvage, de pauvreté, qui les empêchaient seulement de désigner leurs héritiers choisis par la communauté, et d’obéissance à leur chef élu, le Prieur. On trouve mention du Prieuré d’Harambels dès 1059. Ces communautés agricoles et familiales ont joué un rôle primordial dans le fonctionnement des établissements hospitaliers et des hôpitaux qui accueillaient les pèlerins. Il aurait fallu pouvoir vous montrer une photo aérienne pour que vous vous rendiez compte de la situation des lieux inchangée depuis le Moyen Age, une clairière, la seule au milieu des bois assez sombres de la vallée qui l’entoure et qui lui a donné son nom (haran en basque, c’est le val et beltz, c’est noir)
Fin 1784, un édit du roi Louis XVI dissout les communautés de donats et à la Révolution, l’église est confisquée. A l’époque, de l’ancienne communauté, il reste quatre familles qui vont racheter leur propre bien à l’Etat ! C’est ainsi que les descendants de ces quatre familles, héritiers de mille ans d’histoire, sont toujours les propriétaires indivis de la chapelle Saint-Nicolas ce qui nous permet aujourd’hui de pouvoir voir ce joyau qui aurait sans nul doute disparu si elle n'était restée propriété privée et sans cette étonnante histoire...

Le portail est la partie la plus ancienne qui soit parvenue jusqu’à nous, il serait daté du XIIe ou XIIIe siècle, surmonté d’un Chrisme et d’une croix de Malte.
De l’ancien hôpital qui jouxtait l’église et dont une eau-forte d’Odilon Redon atteste l’existence encore en 1866, il ne reste qu’une porte lourdement ferrée ouvrant sur le champ voisin...

A l’intérieur de la chapelle, le contraste avec l’extérieur extrêmement simple et rustique est total. La facture du retable est en date du 8 juin 1736. C’est naïf, voire simpliste, coloré, relativement hétéroclite mais il y règne une atmosphère tout à fait particulière qui nous a charmés et à laquelle la ferveur qui a présidé à la décoration du lieu n’est sans doute pas étrangère...


Le panneau central reprend la légende de saint Nicolas et des trois enfants...

La voûte devait vraisemblablement être peinte en bleu étoilé d’or un tout petit bout préservé a été retrouvé), mais un curieux décor de fausses briques à joints blancs est venu remplacer le décor originel, en pied de voûte des peintures des évangélistes et d’autres saints...

Un bas relief intéressant qui semble d’origine romane mais...des recherches ont fait apparaitre qu’il date du milieu du XVIIIe siècle, il a été peint “à la façon” du XIIIe ! mais surtout il est sûrement d’origine locale car la Vierge est assise sur un coffre typiquement basque. Il aurait été réalisé par le même auteur que le bas-relief de Saint-Nicolas...

Ce lieu a été récemment restauré de juin 2008 à décembre 2010 avec le concours de l’Etat et de la Région et ouvert aux visites de façon assez large, nous avions été accompagné par l’un des habitants du hameau propriétaire de la chapelle et passionné par son histoire et avons quitté à regret ce hameau paisible. Si ce n’était la présence de voitures, d’engins agricoles et les fils électriques, on aurait pu croire que le temps s’y est arrêté...Pendant notre visite, un pèlerin est passé, mais il fallait qu’il marche encore un peu pour atteindre désormais le gîte le plus proche...

Pour en savoir plus:http://www.lesamisdharanbeltz.fr/wordpress/
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Quelques lectures envoûtantes...
Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de lecture, non que je n’ai pas lu ces derniers mois (sans doute un peu moins que d’habitude) mais parce que, mis à part le dernier livre lu en 2011, il en est beaucoup qui ne m’ont pas plus marquée que cela et dont je n’avais pas envie de parler...En revanche ceux qui suivent...
♥ Room, mon dernier coup de cœur de 2011

Comment vous parler de ce livre et vous donner envie de plonger illico dans sa lecture sans trop vous en dévoiler si par chance vous n’avez pas encore lu quelque chose à son propos ?
L’histoire est racontée par un petit garçon de cinq ans, Jack, avec ses mots irrésistibles de drôlerie, inventés pour nombre d’entre eux ou simplement traduction enfantine de mots compliqués mais tellement plus parlants dans sa version à lui. Sa Maman est le centre de son univers, univers dont on comprend très vite qu’il se résume à la Chambre dont il n’est jamais sorti, où tout est personnalisé, Monsieur Lit, Madame table et Petit dressing où Jack va dormir chaque nuit quand arrive Grand méchant Nick...Sa vie avec sa Maman est très codifiée, très ritualisée mais aussi pleine de fantaisie et de joie de vivre. Jack est un petit garçon très intelligent dont vous vous souviendrez longtemps...
De sa maman aussi, vous vous souviendrez, très jeune mère courage qui trouve en elle des ressources incroyables pour élever ce petit garçon et lui construire une vie la plus normale possible: des temps de lecture, d’apprentissage, de jeux, de repas, de corvées, de tendresse infinie... Au delà de l’histoire forte, dérangeante, bouleversante, magnifique malgré ce qui se cache derrière, ce livre pose plein de questions sur la liberté, la maternité, la relation fusionnelle mère-enfant...
A lire absolument...
♥ Fugue, le premier coup de cœur de 2012

Le jour de la rentrée scolaire, ses enfants tous scolarisés pour la première fois, Clothilde se retrouve seule dans sa grande et belle maison. Que va-t-elle faire de ce temps libre désormais, trouver un travail peut-être, reprendre la musique ... sa réflexion est interrompue par l’appel de la directrice de l’école, sa fille Madeleine a fugué... Elle part accompagnée de son chien qui l’emmène jusqu’aux bords de la rivière ...Clothilde hurle le nom de sa fille avant de la découvrir de l’autre côté de la rive saine et sauve...La petite fille est retrouvée, mais Clothilde a perdu sa voix... et là commence vraiment l’histoire, passionnante de cette femme qui envers et contre tous refuse les traitements (injections, psychiatre...)et trouve sa voie différemment en passant par sa voix chantée. Car si elle ne peut pas parler , elle peut chanter et sa voix chantée est sublime... C’est l’histoire d’une page qui se tourne dans la vie d’une femme, pourtant en apparence très heureuse mais à un moment charnière justement, dans l’incompréhension totale de son entourage, mari, amies, père... Seuls les enfants s’accommodent de cette maman qui communique différemment avec eux désormais... Il règne dans ce roman une très belle ambiance, où la musique est omniprésente et envoûtante... L’histoire est magnifique, elle se finit bien, et j’aime çà, pourtant elle aurait pu mal finir ! Un portrait de femme émouvant, des personnages secondaires attachants, des lieux superbes, un village aux vieilles pierres dominé par une abbaye où Clothilde va chanter, un second roman beaucoup plus abouti et profond que le premier (La relieuse du gué) qu’au demeurant j’avais déjà beaucoup aimé...
Plongez au cœur de cette fugue sans hésiter, vous y passerez un merveilleux moment !
♥ Les oreilles de Buster

Eva, 56 ans, cultive ses rosiers, partage sa vie avec Sven, papote aves ses amies, s’occupe d’une vieille dame plus qu’acariâtre et le soir venu, se sert un verre de vin et écrit au long de nuits d’insomnie dans un cahier offert par sa petite-fille pour son anniversaire...Elle commence à raconter son enfance et sa jeunesse aux côtés d’un père aimant mais faible et d’une mère, belle, égocentrique et destructrice qui ne l’aime pas et n’a de cesse de l’humilier jusqu’à sa rencontre avec un jeune marin anglais John avec qui elle vivra une très belle histoire d’amour...Elle n’en sera pas “sauvée” pour autant ... Eva raconte doucement le fil de sa vie, ses choix, ses erreurs. Les rapports complexes entre mère et fille sont terrifiants, les sentiments d’amour et de haine sont dépeints avec une très grande puissance et pourtant ne croyez pas que ne se dégage de ce roman que la violence des sentiments, il y aussi beaucoup de sérénité, de douceur, de tendresse, d’humour aussi... Bien des surprises vous attendent au détour des pages, j’avais du mal à le lâcher et n’eussent été un besoin impérieux de dormir et des occupations incontournables( cela m’arrive de lire une journée entière si je le peux ) je l’aurais lu d’une seule traite. A chaque fois que je le reprenais, c’était avec une grande tendresse pour Eva...Le titre vous parait énigmatique ?
Lisez-le et vous saurez tout des oreilles de Buster et de leur rôle dans l’histoire !
♥ Rien ne s’oppose à la nuit

Dans ce roman bouleversant qui m’ a chamboulée, Delphine de Vigan essaie de dessiner le portrait de sa mère Lucile suicidée en 2008 et de comprendre comment cette famille, sa famille, en apparence si joyeuse, fantasque, haute en couleurs a pu engendrer de tels drames. Car les suicides, les accidents se sont succédés... L’auteur essaie de trouver sa vérité, questionne les proches, lit des écrits, entend des témoignages et se questionne elle-même sur l’écriture, sur la matière de son roman, car c’est sa vérité qui ne ressemble peut-être pas à celle de sa sœur ou de ses tantes, d’où la qualification de roman, pourtant c’est bien de sa vie, de son enfance livrée à elle-même, de l’enfance de sa mère, mais que sait-on de l’enfance de ses parents ? de la vie de ses grands-parents, couple hors-norme et fortes personnalités dérangeantes ( un grand-père ogre qui brisera tous ses enfants, une grand-mère, incroyable femme dévouée à son mari jusqu’au sacrifice des siens et paradoxalement lumineux personnage ) dont il s’agit... Un sujet pas évident et pourtant quelle délicatesse, quelle pudeur, quel respect... Elle dresse le portrait d’une femme infiniment attachante avec ses failles, ses secrets, ses non-dits, son mystère car quoiqu’elle ait pu apprendre sur elle, cette femme, sa mère restera à jamais un mystère... Un texte qui a résonné très fort en moi et m’a laissée à certains moments pantelante, sonnée et que j’ai profondément aimé. Je n’oublierai pas de sitôt Lucile et sa famille...
♥ La liste de mes envies

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être...
Ce court roman qui caracole en tête des ventes, phénomène littéraire vendu dans douze pays avant même sa parution, dont les droits cinématographiques ont été aussitôt achetés, cache sous son “pitch” un brin racoleur, un petit bijou à la portée universelle. Second roman de l'auteur plusieurs fois primé pour le premier, dans une langue simple mais avec un sens aiguisé de la formule qui fait mouche à chaque fois, se dessinent devant nous le portrait inoubliable et terriblement attachant de Jocelyne, un roman sensible et tendre dont l'argent n’est pas le sujet principal contrairement à ce qu’on pourrait croire, et au final une histoire plutôt noire. Qui n’a pas rêvé de toucher le gros lot et de changer de vie ? Pourtant l’argent n’achète pas tout, il y a des choses gratuites qui, elles, sont...essentielles !
Un petit bijou , je vous dis, dont il serait dommage de vous priver...
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Valentine’s hoop...
Un charmant petit tableau à suspendre pour inscrire un mot doux, installer une photo... que sais-je encore, offert pour la Saint-Valentin, mais à utiliser sans modération à tout moment !
Via Pinterest, j’ai découvert les “happy hoops” de Pillipilli et si j’ai bien compris (my english is not perfect !), ce modèle avec pinces permettant de suspendre quelque chose est sa contribution au livre “Zakka style”. Ce que je vous montre en est mon interprétation ...
Vous ne savez pas ce qu’est le Zakka, je vous rassure je ne le savais pas non plus jusqu’à ce que Domi l’explique avec précision là... chez Angel Mélie, vous trouverez aussi une rubrique Zakka bien fournie... J’avoue que j’aime beaucoup l’esprit Zakka ...
Un cercle à broder (hoop) un peu de lin, quelques chutes de tissu imprimés, liberty et autres, de la ficelle de lin épaisse et des pinces cœurs recouvertes de liberty, un molleton mince , un peu de tissu noir à pois pour le dos, un bouton à message, un ruban pour suspendre, un zeste de patience (et aussi de colle sur les cercles )pour installer le tout et voilà "my Valentine's hoop" est prêt...
Pour la photo je l’ai suspendu sur un des deux porte-chapeaux chinés il y a quelques mois, métalliques(en nickel pour les pieds ?), finement travaillés, ce qui est plutôt rare... Ma belle-mère, modiste n’en avait jamais vu, à l’atelier, elle utilisait des porte-chapeaux en métal, mais lisses ...
gros plan sur leurs têtes...

Pour découvrir une interview (en anglais) de Katrien, la créatrice des holly hoops :
www.heartmadeblog.com/blog/interview-katrien-van-deuren-from-pilli-pilli
et pour découvrir ses créations ravissantes, son blog: http://abitofpillipilli.blogspot.com/
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Mésange bleue et Fauvette à tête noire (la femelle a une calotte rousse !)
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Ma V.I.P. ( Very Intelligent Pocket )...

Via Abracadacraft (une mine d'idées, plein de blogs à découvrir, des portraits de blogueuses aussi, si vous ne connaissez pas encore , allez-y séance tenante !!!) et Isa M., j’avais trouvé un très bon tuto pour un “organiseur” de sac permettant de rassembler peu ou prou tout ce qui est indispensable dans un sac à main et de changer de sac en un tournemain sans rien oublier...Dans la vitrine d'un magasin de maroquinerie hier, j'ai noté avec amusement qu'une marque existante proposait ce type de "pochette" sous le nom de VIP: Very Intelligent Pocket et comme le nom d'organiseur ne me plaisait pas trop, voilà donc ma pochette rebaptisée V.I.P....
Le tuto d’origine vient de ce blog.
Cadeau idéal m’a-t-il semblé pour ma Grande dont c’était l’anniversaire. J’avais chiné en octobre 2010 quelques pièces de cuir d’agneau dont ce vert souple à souhait et très sensuel à manipuler...A l’extérieur , trois poches d’un côté et deux de l’autre doublées du même tissu que l’intérieur de la pochette centrale...

A l’intérieur, une poche avec fermeture éclair, deux poches encadrant un porte-cartes et une attache porte clef ou autre bidule...Doublure en toile enduite Artiga, collection hiver 2011-2012, j’ai joué sur les différentes rayures et bordure de biais liberty Tatum...

Et puis j’ai complété, pour utiliser au maximum les chutes de cuir car j’avais placé les pièces principales de la grande pochette organiseur au milieu de la peau plus régulière dans son grain et son épaisseur. Outre un étui à mouchoirs en toile enduite que vous avez vu sur la première photo , j’ai fait une pochette doublée de liberty à fermeture éclair, une petite bourse avec un bouton recouvert de cuir (sportif la couverture du bouton en cuir, mais le résultat en vaut la peine!!!) et un étui molletonné pour son téléphone ...
M’étant trompée dans les dimensions de l’étui à portable, je l’ai récupéré pour le mien et je peux vous dire que c’est un plaisir de manipuler ce cuir souple et doux au quotidien... J’ai eu beaucoup de plaisir aussi à coudre ces ouvrages, en tremblant un peu de rater une couture car le cuir ne permet ni bâti ni erreur... Pour une fois , j’ai cousu ...lentement !
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Tuto plumes en papier...
Mes plumes en papier vous ont beaucoup plu, voici un petit tuto pour vous permettre de les réaliser, c’est très simple...

Vous avez besoin de:
- quelques papiers, documents notariés, papier musique ou tout autre à votre goût
- des tiges en fil de fer assez fines, j’en avais un lot depuis très longtemps dont je ne me rappelle plus la provenance, en tout cas un fil de fer le plus droit possible
- une pince coupante ou un ciseau qui ne craint rien
- un plioir ou un couteau à beurre si vous n’en avez pas
- des petits ciseaux bien aiguisés, j’avais prévu le cutter mais c’est plus facile avec des ciseaux !
- un rouleau en mousse ou un pinceau large pour encoller et de la colle vinylique

Encoller la moitié du papier que vous avez choisi d’une couche fine et régulière. Ici j’ai utilisé des chutes de documents notariés et une partition ancienne... poser le fil de fer qui symbolise le rachis de la plume et repasser un peu de colle dessus.
Replier votre papier ou poser une autre feuille dessus et délicatement appuyer le long du fil de fer avec le plioir (ou le couteau à beurre). Attention, le papier humide est très fragile!!!

Laisser sécher entre deux buvards ou quelques feuilles de papier essuie-tout mais attention qu’il n’y ait pas du tout de colle à l’extérieur de votre ouvrage sinon buvard ou essuie-tout se collerait dessus et l’endommagerait.

Mettez un poids dessus, quelques livres ou si vous travaillez sur une table de coupe, glissez l’ensemble dessous, le poids de la table de coupe suffit amplement pour çà...Oubliez-le au moins quinze-vingt minutes, c’est le moment d’aller vous faire un thé !

Quand vous reprenez votre ouvrage, si l’ensemble s’est bien raidi, c’est sec...vous ne risquerez pas de déchirer le papier en le découpant ensuite...Si la forme de votre plume ne vous convient pas, vous pourrez toujours la retoucher même une fois que les barbes auront été découpées
Je découpe à main levée la forme de ma plume, mais si vous le préférez, vous pouvez en dessiner la forme avant de découper... restez à quelques millimètres de chaque côté du fil de fer pour faire la base de la plume

Il vous reste à découper les barbes de la plume patiemment avec le ciseau en biais tous les 1,5/2mm et surtout sans aller jusqu’au fil de fer, en s’arrêtant à 2mm... Inutile de vouloir aligner vos découpes, ce n’est pas grave si certaines vont un peu plus loin et d’autres un peu moins...

Voilà, il vous reste à courber doucement la plume et à délicatement passer les doigts dans les barbes pour les ébouriffer très très légèrement... et à utiliser votre création dans votre déco, sur un paquet cadeau ou dans une composition sous globe par exemple ! Je suis sûre que vous aurez des tas d’idées...
J’ai trouvé l’idée sur ce blog, ce tuto est mon interprétation... A vos ciseaux !
L’oiseau découverte du weekend...
Un soleil radieux malgré le froid piquant nous a incité à promener aux alentours du village ce weekend. Samedi d’abord, nous sommes partis rejoindre le chemin Henri IV. Ce chemin que l’on peut parcourir à pied à cheval ou en vélo , interdit aux voitures, relie Pau à Lourdes sur 35 km et en dépit de son nom, est largement antérieur au règne d’Henri IV . Il offre une vue magnifique sur la chaîne des Pyrénées...
Dès la sortie du village, nous avons repéré dans un jardin, un oiseau superbe que nous n’avions encore jamais vu ...

Accompagné d’une bergeronnette à longue queue, nous l’avons d’abord cru isolé...

En réalité comme nous allions très vite nous en rendre compte, c’était des bandes entières qui peuplaient les champs...Difficiles à approcher, car immobiles dans les herbes des prairies, leur présence ne saute pas aux yeux et dès qu’il percevait notre présence, un guetteur lançait son cri provoquant des envolées désordonnées les emmenant trop loin pour mon objectif...
Nous avons continué notre promenade, pu admirer les sommets enneigés ...

avant de rentrer nous réconforter d’un chocolat chaud, d’un chausson aux pommes géant maison et... de faire des recherches pour identifier cet oiseau élégant que jamais nous n’avions vu dans nos contrées.
Il s‘agit du vanneau huppé, vanellus vanellus, petit échassier limicole, migrateur, se nourrissant essentiellement de vers de terre, d’araignées et de petits insectes, nichant au sol...
Le dimanche , nous sommes repartis vers une autre partie du village et là encore , ce sont des centaines de vanneaux que nous avons vus...
De loin, on pourrait croire qu’il est noir mais son plumage est magnifique, irisé avec du vert, du beige, du blanc éclatant pour le ventre et une partie du dessous des ailes... En témoignent ces plumes ramassées dans un champ...

On n’imagine pas en le voyant au sol, sorte de gros pigeon, l’incroyable envergure de ses ailes déployées.
Si vous voulez en apprendre beaucoup plus sur cet oiseau clic sur la photo ci-dessous empruntée avec l’autorisation de son auteur...
Ce jour-là un héron blanc était sur les lieux et partageait son espace avec ces oiseaux élégants...
Pas plus facile à approcher !

Je vous laisse avec ces plumes home made en papier ancien, et vous remercie de tous vos petits mots sur le post précédent, j’ai peu répondu, soyez-en ici remerciées de tout cœur ! Je vous lis avec attention et un immense plaisir mais je n’ai pas toujours le temps nécessaire pour répondre à chacune de façon personnalisée et aussi visiter les blogs qui me tiennent à cœur...Le coussin à théière vous a beaucoup plu, lancez-vous, c’est agréable à réaliser (très facile si vous ne mettez pas de passepoil ) et si délicieux à utiliser...
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Faire plaisir...
Voici quelques ouvrages dont le seul point commun a été l'envie de faire plaisir à leurs destinataires ! D’abord quelque chose que j’avais très envie de faire depuis longtemps, parce que j’en avais reçu un superbe entièrement brodé de jours par Marie-Christine et que c’est un régal pour les sens à utiliser, un coussin de théière...

Rempli de batons de cannelle émiettés(j’ai tout utilisé et oublié d’en garder pour la photo, mais il y en a plein !) de clous de girofle, d’anis étoilé et de riz, j’ai choisi de le faire en lin noir, il y a toujours une goutte de thé qui peut s’échapper de la théière et j’en ai fait l’expérience, le coussin est vite taché...Un passepoil de liberty contrastant, une esperluette brodée (merci Marie-Christine !!!) et voilà un coussin odorant à souhait, un grand plaisir qui précède de peu celui de boire un délicieux et revigorant thé en ces temps de froidure...

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Un gros sachet de lavande en lin gris avec une application dont l’effet plissé n’est qu’un effet d‘optique. J’avais repéré cette idée il y a très longtemps ici et j’avoue que je l’avais un peu oubliée... Or avec un peu de minutie, le résultat est vraiment très joli et je ne regrette pas de m'en être souvenu...J’ai mis en fond de mosaïque un gros plan pour que vous puissiez bien voir, c’est simplissime...J’ai commencé par la couture centrale et ensuite j’ai fait des piqûres parallèles toutes espacées régulièrement (de la valeur de mon pied de biche) soigneusement arrêtées en tirant les fils sur l’arrière et en les nouant, un coup de ciseau bien au milieu des piqûres, un bouton recouvert du même liberty, quelques grigris et c'est tout...
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Un vide-poches largement inspiré par ceux de Stéphanie, tissus chinés, teint pour la face avant, un lourd torchon de lin pour la face arrière, un beau monogramme rouge au point de croix, un peu de lin fleuri, le tout molletonné pour une meilleure tenue, une ficelle de lin épaisse avec des pinces à linge histoire d’accrocher quelque pense-bête ou jolie image, un bouton ancien en nacre pour séparer en deux espaces la poche du bas, le tout accroché par des nouettes en lie de coton chinée sur un cintre ancien juste blanchi à la cire, avec un cartouche émaillé ...

clic sur la photo pour la voir en plus grand
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Enfin absolue nécessité autant que plaisir, un boudin de porte pour la demoiselle de Poitiers afin d‘empêcher que l’air glacial du couloir ne s’infiltre sournoisement sous sa porte...

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Petits cadres sous globe...

La collection de tampons vue ici, rappelez-vous, avait laissé place à la crèche le temps des fêtes. Cette fois-ci, j’ai installé sous mon grand globe chéri, une collection de petits cadres anciens dont deux m’ont été offerts pour Noël, ceux avec les nœuds, dont les verres sont légèrement bombés. Sur un fond de gravure romantique en grisaille que j’aime beaucoup, ce sont des portraits de famille que j’ai mis à l’honneur...D’un peu plus près...

Posés sur un vieux code de commerce du XIXe faisant office de socle au globe qui en est dépourvu, un mouchoir ancien sous les cadres, quelques petits cadrans, rappel du temps qui passe, une minuscule guirlande à leds et à piles comme une petite veilleuse, et quatre portraits...

En haut à gauche dans un petit cadre de famille dont il manque le verre, Elisa, mon arrière grand-mère maternelle, à 13 ans en 1877. (Sa maman était ouvrière en dentelles et peut-être mon goût pour les dentelles est-il inscrit dans mes gênes grâce à elle !) A droite, ma grand-mère maternelle, Jeanne âgée de 18 ans en 1906. En bas à gauche le frère aîné de Maman, Raymond né en 1911 et mort à 4 ans. Enfin en bas à droite dans un petit cadre chiné il y a quelques mois, Simonne, ma Maman à l’âge de 6 ou 7 ans, en 1921 ou 22...Elle avait perdu sa maman depuis quelques années déjà, Jeanne étant morte en 1919 comme plus de 20 millions de gens dans le monde frappés par la plus désastreuse des pandémies de grippe, connue sous le nom de grippe espagnole en 1918-1919...
Je considère comme un trésor familial de posséder ces quelques photos anciennes, il y en a d’autres sur lesquelles faute de les avoir notés du vivant de Maman, je suis incapable de mettre des noms. Enfant, je regardais beaucoup ces photos et elle me racontait l’histoire familiale, puis par la suite, cette transmission s’est interrompue et je n’y ai plus pensé alors que tout était encore vivace dans ma mémoire et surtout qu'elle était encore là pour m'aider si nécessaire. C’est plus tard, bien des années plus tard, quand j’ai voulu vraiment m’y pencher, que je me suis rendue compte que ma mémoire n’était pas si fiable que je le croyais et que des détails, des dates, des lieux, des noms étaient à jamais perdus...
Couronne des rois 2012
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Les petits chats sont devenus grands ...
Il y a 9 mois que ma princesse maine-coon a donné naissance à 5 chatons ! Nous en avons gardé trois...
Pendant le mois de janvier, parce qu’elle est en stage à Bordeaux, la demoiselle de Poitiers a laissé en pension à la maison sa minette, Gabriella plus souvent appelée Gaby.

La “petite” de la portée a conservé ses gracieuses proportions et son côté vif-argent , ce qui m’a valu quelques sueurs froides lorsque s’étant faufilée dans la machine à laver sans que je m’en rende compte, j’ai lancé le cycle de lavage... heureusement , je n’ai pas quitté la pièce et elle n’a pas eu le temps d’avoir trop peur... Je crois que c’est moi la plus traumatisée de l’histoire !


Avec son frère Gatsby (à gauche et ci-dessous), plus de 5 kg à presque 9 mois, pourtant c’est elle la petite, presque 2 kg de moins, qui domine dans les simulacres de bagarre ! Lui est un grand tendre, avide de câlins, le plus grand mais le plus poltron aussi !

Et puis voici la douce et câline Gaëline, mais ne pas se fier aux apparences , c’est elle la plus dominante !



Evidemment , ils sont toujours intéressés par ce que je fais, ce n’est pas toujours commode de coudre ou de préparer la soupe avec ces loustics à côté de moi, enfin à côté ... façon de parler !

Ils commencent à comprendre que vraiment je ne peux pas cuisiner avec eux, malgré leur bonne volonté de me donner un coup de main, enfin de patte...
Pour l’heure sacrée de la sieste, chacun pour soi (je m’étais imaginé qu’ils dormiraient tous ensemble, que nenni ...), l’une tente de faire du camouflage...

l’autre s’installe sur le palier de repos, position hautement stratégique d’où l’on domine la situation et supervise les allées et venues de la maisonnée, l’endroit favori de leur mère...
tandis que le mâle de la tribu préfère sa cachette sous l’escalier dans le vestiaire, derrière un rideau...
Et Elfie ? eh bien de temps en temps, la princesse en a ras le bol de ces petits devenus bien encombrants avec qui elle doit partager territoire, gamelle et caresses ! Voyez donc comme elle est sérieuse, presque sévère, soucieuse peut-être ? Dur, dur d’être mère de famille !!!

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Je vous laisse en compagnie de mes chats le temps d'une escapade, Merci pour tous vos commentaires sur le post précédent, la balade vous a plu, nous recommencerons, c'est promis ...
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En Lavedan...
Première balade de l’année sur ces pages, c’était pour nous la dernière de 2011, fin décembre par une magnifique journée...Nous étions partis vers le val d’Azun, une des 7 vallées du Lavedan et nous étions arrêtés dans le village d’Aucun, petit village montagnard...


L’église paroissiale, Saint-Félix, d’origine romane du XIe siècle doit son originalité à ses deux nefs croisées, elle a en effet été remaniée au XVe siècle. Le petit clocheton situé sur le toit renferme un chimboulet (petite cloche au son clair qui annonçait l’élévation durant la messe). Portail à chrisme, corniche à double rangs de billettes (les petits carrés) soutenus par des modillons d’époque romane représentant des animaux et des têtes humaines...


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Nous sommes redescendus vers la vallée de Saint-Savin pour manger et du restaurant j’avais en face de moi une petite chapelle, Notre Dame de Piétat, chère à notre cœur. Perchée sur une butte, elle domine la vallée d’Argelès et offre une vue superbe à 240° sur les Pyrénées... Construite à partir du XIe, remaniée au XIVe et XVIIIe siècles , cette jolie chapelle est dotée d'un clocher à coyaux superposés (ce sont les pièces de bois qui permettent au la couverture de déborder du toit). Elle a pour origine une légende qui remonte au XIe siècle : la veuve d’un preux chevalier mort en Terre Sainte voulut marier sa fille à un beau jeune homme revenu des croisades. La veille du mariage, elle apprit l’origine de son futur gendre : il était le fils illégitime de son défunt mari et d’une levantine chrétienne rencontrée à Jérusalem. La jeune promise se suicida et le beau jeune homme se repentit en faisant construire cette chapelle où il se retira du monde.



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Plus bas encore, l’église de Soulom, la plus curieuse de cette vallée de Saint-Savin, édifiée en l’honneur de Saint-André au XIIe siècle et fortifiée au XVe siècle. Elle est dotée d'une galerie en encorbellement, de mâchicoulis et d’une rangée de créneaux ouverts. Un chemin de ronde en galerie percée d’ouvertures régulières entoure l’abside et les nefs... Elle est difficile à prendre en photo tant elle est enserrée par les habitations au cœur du village et on ne se rend pas compte de l'effet saisissant qu'elle produit quand on la découvre dans son environnement naturel...

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Aujourd’hui...
Rose & Gris a

♥ ♥ ♥ Merci ♥ ♥ ♥
Pour votre présence fidèle, vos messages si personnels, vos commentaires enthousiastes...
merci à mes abonnés toujours plus nombreux...
Des rencontres qui passent du virtuel au réel, des amitiés nouées qui n’auraient jamais pu éclore sans lui...
Une source inépuisable d’inspiration ...
Une activité chronophage addictive qui engendre ponctuellement la tentation d’arrêter...
Mais parce que le plaisir est toujours là, je pars pour
une QUATRIEME année de :
promenades, chines, ouvrages, lectures, partage de petites choses essentielles à mon bonheur...
La croisière se fera au gré de ma fantaisie sans autre impératif que l’envie du moment...
Alors, embarquez vous avec moi ?
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Arrêt sur images avant d’entamer ensemble 2012...
Parce que c’est la tradition,
que j’aime ces rites qui nous relient les uns aux autres,
parce que je veux y croire aussi,
je vous souhaite une Bonne Année 2012:
Osez être vous-même,
appréciez les choses simples et belles de la vie,
cueillez les petits bonheurs,
et passez ces 356 jours restants avec légèreté et bienveillance ...
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Quelques cartes sont parties vers famille et amis, reprenant les images de mes étiquettes de Noël, le bleu qui était vous l’aviez compris, la couleur choisie pour ce Noël 2011 à la maison...

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J ’avais chiné cet automne, une carte de communion de 1911 aux couleurs délicates, et je voulais vous montrer comment j’ai utilisé une partie de l’image dans mes décorations de Noël. En transfert sur lin autour de mes bougies de l’Avent, rassemblées dans ma lanterne couronnée...sous une pampille ancienne au milieu de d’une couronne lumineuse... en cadeau d’invité dans l’assiette au fond d’un petit moule ancien...et sur des bougies offertes dans une pochette en lin...
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La maison a été parée de nombreuses fleurs blanches, azalée, hellébore, roses et jacinthes à foison mais j’ai choisi un bouquet, le premier de la saison, de tulipes rose orangé pour la salle à manger. Ces tulipes qui arrivent vertes et petites dont les corolles de jour en jour s’agrandissent et s’alanguissent dans le vase avec une grâce infinie. Pendant des années c’était “ma” tradition: acheter les premières tulipes à Noël, celles-là et pas d’autres et puis ces tulipes se sont faites de plus en plus difficiles à trouver et j’ai fini par acheter d’autres fleurs. J’étais heureuse d’avoir renoué avec “ma” tradition !

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Joyeux Noël...

♥ ♥ ♥ Je vous souhaite un très Beau Noël ♥ ♥ ♥
Anniversaire...
Avant-hier, c’était l’anniversaire de Mr Rose & Gris et nous lui avions concocté une soirée surprise, qui l’était d’autant plus que jamais il n’aurait imaginé trouver ses filles là en pleine semaine entourées de ses parents et de leurs marraines. Ce fut délicieux de le mettre à l’honneur et de le fêter, tous ceux qui le connaissent, si discret et adorable, comprendront notre envie de lui faire plaisir... Je vous montre quelques ouvrages amoureusement réalisés pour lui !

D’abord un mini-album pour accueillir les petits mots doux que chacun lui a adressés. J’aime bien faire un ouvrage qui rassemble les vœux mais qui, à l’opposé du livre d’or, préserve la pudeur de chacun et permet d’ouvrir son cœur, et quelques jours avant le jour J, le hasard fait souvent bien les choses, j’ai trouvé grâce à Abracadacraft sur ce site, une idée nouvelle parfaite pour l’occasion. Un mini accordéon revu à ma façon bien sûr...

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Pour son travail, Mr Rose & Gris est amené à se déplacer régulièrement à Paris, et parfois s’il reste plus de 24 heures, il a besoin d’emmener une ou deux chemises et des pantoufles ou chaussures, qu’il glisse dans sa sacoche. Pour leur protection, deux housses en tissu...

La première,un pochon à chaussures, un travail à quatre mains, broderie au point de croix par Marie-Christine et couture by me...

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Pour la seconde, destinée aux chemises, j’ai récupéré un motif imprimé sur une chemise usagée que j’ai appliqué sur du lin. La pochette est ouatinée, doublée de lin ancien blanc discrètement monogrammé ( la première lettre correspond à sa première initiale !) et cache sous son rabat, un long tube de lavande, amovible pour le lavage maintenu par des passants élastiqués, pour parfumer les chemises..
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Avant de vous quitter, un aperçu du bouquet que j’avais réalisé pour l’occasion...

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Inspirations diverses...
Je souhaitais faire quelques sachets de lavande pour offrir à mon amie Brigitte et changer un peu de tout ce que j’avais fait jusqu’alors. Je suis fan des créations d'Aurélia aussi lorsque j’ai vu ce billet, j’ai su que j’avais trouvé exactement ce que je voulais faire. En partant des photos réalisées pour “les merveilles de Brigitte”, je lui ai donc concocté des sachets de lavande bien personnalisés puisque ce sont ses propres images-dentelles de famille que j’ai utilisées pour les transferts...

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Je les ai offerts dans un petit sac en lin qui pourra soit accueillir des bricoles ensuite soit accompagner les sorties d'été. Et c’est à l’Atelier d’Aston que j’ai trouvé l’idée de la poignée en double ficelle de lin. Découvert récemment grâce à Régine (un blog qui fourmille d’ouvrages de couture, jolies photos, découvertes sur le net...) vous y trouverez en vente toutes sortes de créations en linge ancien très soignées si j’en juge par ses photos...

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J’avais posé pour la photo sac et sachets sur une bassine en zinc installée sur un serviteur de toilette récemment chiné, tout simple en fer plat joliment patiné, avec des traces infimes de peinture verte et de rouille. Je me suis demandé si ce n’était pas un serviteur pour chambre d’enfant, vu sa faible hauteur ?! Qu’importe , tel qu’il est, il me plait beaucoup et accueille savons de Marseille et jolie serviette ancienne dans ma salle de bains ...

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C’est grâce à Elle que je n’ai pas barguigné une seconde lorsqu’en fouillant dans une valise remplie de tissus et dentelles sur une brocante cet été, j’ai trouvé ce fond de coiffe brodé sur tulle et jamais utilisé. Elle en avait chiné un et avait eu cette idée géniale de le tendre sur un cercle à broder pour le mettre en valeur, j’ai repris son idée et le tout a trouvé place sous le globe de ma chambre à l’abri des pattes des félins de la maison et accessoirement de la poussière...

La blogosphère, une fabuleuse source d’inspirations et d’échanges !
Merci à toutes celles qui m’ont donné et me donneront des idées !

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Balade automnale ...
♥ Se dire qu’il faut sans attendre profiter de la dernière belle journée du mois d’octobre, particulièrement douce et partir vers les hauteurs...

♥ S’enchanter des couleurs chaudes de la saison, de l’or pâle à l’ocre roux qui contrastent avec les verts tendres de certains arbres et profonds des résineux...
♥ S’émerveiller des noces improbables de l’arbre et de la pierre, unis pour le meilleur et le pire au dessus du vide...

♥ Arriver au col du Soulor (1474m) et embrasser un paysage juste superbe et se dire que la vallée de son enfance est là tout en bas...

♥ Applaudir l’installation de panneaux didactiques sur les oiseaux...

♥ Admirer l’or pâle du soleil déclinant autour de la silhouette d’une jument aux crins blonds...

♥ Emprunter cette route à flanc de montagne pour aller vers le col de l’Aubisque (1709m) rendu mythique par le tour de France...
♥ Respirer à pleins poumons et regarder vers l’horizon...

♥ Se dire qu’une journée ou une nuit tout là-haut (Observatoire du pic du Midi de Bigorre 2877m) doit être exaltante...

♥ Jeter un œil et même deux vers l’autre côté, vers Gourette, la station de ski ...
♥ Reprendre la route en sens inverse et redécouvrir le paysage sous un autre angle, redescendre dans la vallée, vers la chaleur accueillante de la maison car la fraîcheur de saison de la fin de journée est tombée brusquement ...
Lundi 31 octobre 2011
Rénovation douce...
Déjà plus d’un an qu’elle est arrivée à la maison et qu’elle s’est posée au milieu de ma collection de fers à repasser anciens. Elle sortait d’un placard où elle avait passé de longues années et sa propriétaire avait pensé qu’elle trouverait une nouvelle vie chez moi. Par moments, j'avais presque oublié que je projetais de la transformer, de la réhabiliter, elle était restée là telle qu’elle était arrivée avec sa housse fleurie en plastique rouge, en fait nous nous apprivoisions, elle se faisait toute petite pour mieux me laisser rêver à ce que j’en ferai et des idées, j’en ai brassé sans qu’aucune ne me satisfasse. Ce n’était pas le bon moment...
Il y a quelques jours , j’ai senti que le temps était venu de la faire renaître cette toute petite jeannette destinée sans aucun doute aux vêtements d’enfants. J’ai commencé par la déshabiller: sous la housse fleurie , un tissu cuit par les usages répétés qui m’a servi de gabarit et un molleton en double épaisseur pour le rembourrage que j’ai réutilisé. Un ponçage de son piétement suivie d’une peinture couleur “raisins murs” (Libér*n), un peu de ponçage pour recréer l’usure d’usage, pas question qu’elle ait l’air trop neuf ! juste envie de lui offrir une nouvelle parure tout en gardant son identité. J’ai remonté le lin blanc à l’identique avec des clous de tapissier et une nouvelle housse en lin est venue remplacer celle en plastique, bien ajustée, enrichie d’une esperluette (brodée par Marie-Christine) symbole de l’amitié entre bloggeuses

Ce jour là, à ses côtés il y avait un pied de pensées dans une tasse art déco de famille et une délicieuse carte de vœu anglaise chinée, où il est écrit à la main “From Albert with love”, panier et fleurs sont en rhodoïd en relief et les fleurs imitent le velours avec leur texture floquée, un rendu romantique à souhait...

Voilà comment je l’ai transformée cette petite jeannette, est-ce que cela vous plait Marthe et Marie ? Si vous ne connaissez pas encore ce blog courez-y, vous y trouverez une foule d’astuces et de recettes pour l’entretien écologique et intelligent de la maison et du linge !

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